Gribouillis dans les marges

Dernières volontés

Passant devant un funérarium, je me suis fait la réflexion tantôt qu’au vu de mon grand âge, il serait temps que je formalise ma volonté d’être incinéré.

Mais finalement, au nom de quoi déciderai-je du sort de mon cadavre après ma mort ? Je ne serai plus là, il ne m’appartiendra plus, il appartiendra à celleux qui restent. Quelle absurdité nous pousse à donner des consignes pour ce qui se passera après nous ? Comme si nous pouvions survivre à la mort et continuer à agir dans le monde après en être sorti. C’est ridicule ! Aussi, je crois que je vais laisser à mes proches le soin de décider du sort de ma dépouille, qu’illes préfèrent avoir un lieu, tombe ou urne, où venir se recueillir, ou éviter les monuments macabres et remettre mes cendres au vent ou les disperser dans une cuvette de chiottes.