Gribouillis dans les marges

Pour la route du premier février 2017

Tridi treize pluviôse, célébrons le laurier. Suis-je noyé sous la déferlante de trumpisme et le vacarme croissant du marigot s’apprêtant à élire son prochain équarrisseur ? Ou déjà fatigué de cette contrainte de trouver quelque chose à dire pour accompagner chaque gazouillis ? Bref, Ça ne vient plus.


Si vous avez la chance d’habiter du côté de Grenoble, je vous invite à aller jeter un œil à l’éléfan, une coopérative alimentaire participative qui vise à subvenir collectivement aux besoins de 1500 foyers. Il existerait déjà 11 supermarchés coopératifs de ce type en france. Décentraliser le réseau et participer à sa gestion via l’auto-hébergement, c’est bien. En faire de même pour notre alimentation est probablement une bonne idée à creuser. Espérons que fleurissent dix, cent, mil semblables coopératives !


L’orthographe et la grammaire sont des normes de communication dont le respect est utile pour simplifier les échanges. Mais ce sont aussi une forme de snobisme, permettant aux « lettrés » de se reconnaitre entre eux. Ces normes créent ainsi de l’exclusion : quelqu’un ne maitrisant pas l’orthographe n’osera pas s’exprimer par écrit, et sera ainsi en partie privée de sa voix. Inclure le maximum de personnes dans la société passe aussi sans doute par la reconnaissance d’orthographes alternatives, de même valeur que l’orthographe défendue de manière intransigeante par l’Académie. J’ai découvert par hasard et avec plaisir sur l’indispensable Wikipedia que de tels projets existent. De quoi alimenter la réflexion. (bon, par contre, dire « crypter » pour « chiffrer » ou « digital » pour « numérique », c’est toujours NON BORDAYLE !)