Gribouillis dans les marges

La vie sans Facebook

Oncle Tom fait un point, un an après avoir supprimé le compte Facebook qu’il avait créé pour garder le contact avec ses amis lorsqu’il est parti à Londres. (Son billet est fort intéressant, mais je n’en cite ici que deux passages spécifiques à Facebook).

Citation(s) extraite(s) de «  » par Oncle Tom

Is my social life that much in the hands of a tool supposed to help keeping in touch with friends?

(…)

Even though I thought I was controlling my social life and friendships, I realised my social life and friendships were actually organised for me.

Thomas s’est aperçu qu’il mettait en place plus ou moins consciemment des stratégies, en fonction de ce qu’il connaissait ou supposait du fonctionnement du site. Aimer certaines publications juste pour que Facebook ne fasse pas disparaitre leur auteur de son radar. Interagir non en fonction de ses envies, mais du fonctionnement de l’outil.

Le danger d’utiliser Facebook, ça n’est donc pas uniquement que le site cherche à nous manipuler, en choisissant ce qu’il nous affiche et en nous bombardant de propagande marchande soigneusement ciblée. Mais c’est aussi qu’il modèle nos interactions sociale, qu’il redéfinit notre façon de concevoir et de vivre nos relations, nos amitiés. L’outil nous façonne.

Au final, quitter Facebook n’a pas eu pour lui d’impact négatif sur ses relations. Je me garde cependant d’en faire une généralité, je ne suis pas sûr que la séparation soit aussi indolore pour les gens paresseux qui mettent plus de six mois à répondre au moindre courriel, ou pour les jeunes générations qui n’avaient pas noué de relations fortes avant l’ère Facebook, en dehors du réseau.