Gribouillis dans les marges

Gosses-droite

Au détour d’une conversation sur l’éducation, je me suis fait traiter d’« anar de droite » (la conversation portait sur l’éducation, et j’expliquais que si l’école de ton quartier manquait cruellement de moyens, la tentation de t’assoir sur tes principes de gauche et d’inscrire ton gamin dans le privé était forte, pour lui offrir le meilleur avenir possible).

Après réflexion, je pense qu’avoir des gosses fait de chacun⋅e un⋅e connard de droite (pléonasme). D’abord parce qu’il faut être sacrément salaud pour imposer à un⋅e pauvre gamin⋅e qui n’a rien demandé de naitre dans un tel monde de merde, où son avenir se résumera à souffrir et crever. Ensuite, parce que le destin des enfants est d’être des travailleurs et des consommateurs, c’est à dire des agents transformant l’ensemble de l’environnement en brouzoufs dans les fouilles de quelques-uns. Faire des gosses, c’est nourrir en carburant le Capital.

Si l’on se prétend de gauche, attaché à l’émancipation, à la liberté, à l’égalité, on ne peut pas créer des semblables condamnés à vivre dans le même bagne que nous. La forme ultime d’émancipation, c’est de ne pas être né. Gauchistes, libérez les mômes, n’en faites pas !